André St-Georges

Né à Hull dans les débuts de la génération Y, André St-Georges dessine depuis que ses yeux voient.  Des cahiers Canada remplis d’oiseaux en V, de soleils en coin et de bonshommes à gros nez aux proportions douteuses, il a rapidement découvert la bande dessinée et le travail de professionnels, qu’il a voulu très tôt imiter.

 

Ses cahiers de notes, ses agendas scolaires et toutes les feuilles « lousses » qu’il trimbalait se retrouvaient invariablement recouverts par l’hyperactivité du bout de sa plume.  Dès que l’âge de choisir ses propres cours arriva, il se tourna sans se poser de question vers tous ceux du domaine des arts, pataugeant même dans le théâtre pendant un petit bout de temps.  Puis, c’est l’explosion.  Les médias (comme dans le pluriel de médium, là) se multiplient et il touche à la peinture, à la sculpture, à la gravure, à la photo, sans toutefois laisser tomber le dessin.

 

C’est avec cette nouvelle ouverture qu’il s’inscrit en 2000 au baccalauréat en bande dessinée à l’UQO, où il découvre le milieu de l’édition, contribuant notamment à la création de la revue Plan B, qui existe encore à ce jour.  Il s’implique au Studio Premières Lignes et y publie ses premiers ouvrages collectifs et solo. Non satisfait des années de gossage et d’expérimentations diverses et conscient qu’il ne sera jamais Franquin, Miller, Mazzuchelli ou Loisel, pas plus que Hopper ou Rembrandt, il part en quête de SON style, quête qui ne se termine jamais réellement.  Il cherche à montrer la beauté dans la banalité du quotidien, dans un coup d’œil qu’on prend pour acquis, dans ces choses qu’on ne remarque plus, dans un éclairage limité qui suggère plutôt que montre.  Il publie en 2010 Pour en finir avec novembre, en collaboration avec Sylvain Lemay, et depuis, les projets de création s’enchaînent, en bande dessinée comme en peinture.

 

Parmi ses œuvres exposées en permanence, on trouve la murale du Vieux Hull sur le mur du Petit Chicago, les trois tableaux derrière le comptoir à pizza au Piz’za-za.  les tableaux de la bière du mois au Café Aux 4 jeudis.